Après un orage, la même question revient chez les installateurs, les bureaux d’études, les experts et les exploitants : la foudre a-t-elle touché ce site, et quelle est son exposition réelle ? Pour y répondre, il faut un historique des impacts de foudre localisé, daté et exploitable dans un dossier.
LPS Strike Radar, le service de LPS France dédié aux données foudre, produit ces documents à partir d’un réseau mondial de localisation de la foudre. Il ne s’agit pas d’un système d’avertissement d’orage : il sert avant tout à analyser, après coup, ce qui s’est réellement passé autour d’un point donné.
Voici ce que l’on peut documenter, pour qui, et pourquoi il vaut mieux commencer l’historique d’un site avant d’en avoir besoin.
Que peut-on documenter sur l’activité foudre d’un site ?
LPS Strike Radar documente trois choses : la densité de foudroiement au sol d’une zone sur 10 ans, la probabilité qu’un impact ait touché un site précis à une date donnée, et l’activité foudre d’une zone sur une période choisie. Chaque besoin correspond à un livrable distinct : certificat Nsg, certificat de foudroiement ou rapport kéraunique.
Trois livrables pour trois questions
Le certificat Nsg donne la densité de foudroiement au sol, en nombre moyen d’impacts par km² et par an, calculée sur 10 ans. Il est disponible partout dans le monde, y compris pour un projet qui n’est pas encore construit.
Le certificat de foudroiement évalue, en pourcentage, la probabilité qu’un impact ait touché un site précis à une date donnée. Il s’appuie sur les coordonnées GPS, l’intensité en kA et la polarité des impacts enregistrés.
Enfin, le rapport kéraunique dresse l’activité foudre d’une zone sur une période : répartition mensuelle et horaire, cartographie des impacts, statistiques d’intensité et impacts remarquables.
- Étude de risque ou dimensionnement : certificat Nsg.
- Sinistre, expertise ou audit après un orage : certificat de foudroiement.
- Audit annuel, étude préalable ou reporting HSE : rapport kéraunique.
Pourquoi la densité Nsg compte-t-elle dans une étude de risque ?
L’analyse de risque foudre selon l’IEC 62305-2 utilise la densité de foudroiement comme donnée d’entrée. Plus cette donnée est locale et récente, plus l’évaluation reflète l’exposition réelle du site. Le certificat Nsg fournit cette valeur à partir des impacts localisés au sol, selon les principes de l’IEC 62858.
Une donnée d’entrée, pas un résultat
La densité Nsg n’est qu’un paramètre parmi d’autres : dimensions de la structure, environnement, type de service, conséquences d’une perte. Ainsi, elle alimente le calcul sans le remplacer.
Pour le calcul complet du risque et du niveau de protection selon l’IEC 62305-2:2024, le logiciel LPS Designer Pro est l’outil dédié. Le certificat Nsg lui fournit une donnée locale documentée.
- Choisir et dimensionner la protection : paratonnerres, installation extérieure de protection foudre.
- Justifier les hypothèses d’une étude auprès du maître d’ouvrage.
- Comparer l’exposition de plusieurs implantations, y compris de nouveaux projets.
Comment établir si la foudre a touché un site après un orage ?
Le certificat de foudroiement répond à cette question en évaluant la probabilité qu’un impact ait touché le site à la date de l’orage. Il croise la position du site avec la localisation, l’intensité et la polarité des impacts enregistrés. Le document peut ensuite être joint à un dossier de sinistre, une expertise ou un rapport de vérification.
Ce que le certificat apporte, et ce qu’il ne remplace pas
Le certificat documente un événement : date, heure, intensité, distance et probabilité d’incidence. En revanche, il ne constate pas les dommages. Une expertise sur le terrain reste nécessaire pour établir l’état des équipements.
Pour un installateur ou un vérificateur, ce document justifie aussi une intervention auprès du client. Il appuie la proposition d’une vérification après orage ou complète le rapport rédigé ensuite.
- Relever l’adresse ou les coordonnées GPS précises du site.
- Noter la date et la plage horaire de l’orage concerné.
- Demander le certificat de foudroiement correspondant.
- Joindre le document au dossier, avec les constats faits sur place.
Comment un gestionnaire de parc d’installations priorise-t-il ses interventions ?
Quand des dizaines de sites sont dispersés, la question après un orage est toujours la même : lesquels ont pu être touchés ? LPS Strike Radar affiche, pour chaque impact, l’intensité, l’heure et la distance par rapport aux sites suivis. Le gestionnaire peut ainsi classer les visites par ordre de priorité plutôt que de tout inspecter.
Pylônes télécom, parcs éoliens, centrales photovoltaïques
Une sonde virtuelle surveille tous les impacts dans un rayon de 100 km. Par conséquent, une seule sonde peut couvrir plusieurs sites d’un même secteur.
De plus, la probabilité d’incidence se calcule pour n’importe quel point couvert. Les rapports kérauniques par zone et les certificats Nsg par implantation complètent le suivi de l’exposition de l’ensemble du parc d’installations.
- Identifier les sites les plus proches des impacts les plus intenses.
- Planifier les vérifications de façon ciblée.
- Documenter chaque site concerné pour le client ou l’assureur.
Côté suivi terrain, les vérifications et leur historique se centralisent dans LPS Manager, l’application de LPS France pour les installateurs et les exploitants.
Pourquoi placer une sonde virtuelle avant d’en avoir besoin ?
Le certificat de foudroiement et le rapport kéraunique reposent sur une sonde virtuelle : un point placé sur la carte, sans aucun matériel à installer. L’archivage démarre à la mise en place de la sonde, sans rétroactivité. Le jour où il faut prouver ce qui s’est passé sur un site, seuls les impacts enregistrés depuis sa création sont disponibles.
Anticiper plutôt que reconstituer
Concrètement, une sonde placée après un sinistre ne permet pas de documenter cet événement. Il est donc préférable de créer les sondes dès la mise en service d’un site, ou dès qu’il entre dans un contrat de maintenance.
- Placer une sonde pour chaque secteur à suivre.
- Vérifier gratuitement la couverture du site sur strikeradar.lpsplatform.com.
- Conserver les certificats et rapports dans le dossier de protection foudre du site.
LPS Strike Radar est disponible sur Web, Android, iOS et Desktop. Pour découvrir le service et ses livrables, rendez-vous sur le site de LPS Strike Radar.
Questions fréquentes sur LPS Strike Radar
Les questions ci-dessous reviennent souvent chez les installateurs, les bureaux d’études et les experts. Elles précisent le rôle du service, ses limites et la façon de l’intégrer au suivi d’une installation de protection contre la foudre.
LPS Strike Radar est-il un service d’alerte orage ?
Non. LPS Strike Radar enregistre et analyse les impacts de foudre pour documenter ce qui s’est passé autour d’un site. Pour la surveillance d’un orage à l’approche, LPS France propose d’autres outils de son écosystème, présentés sur LPS Platform.
Peut-on obtenir l’historique d’un orage passé sur un site sans sonde ?
Le certificat Nsg repose sur 10 ans de données et reste disponible partout. En revanche, le certificat de foudroiement et le rapport kéraunique ne couvrent que la période qui suit la création de la sonde virtuelle.
Le certificat de foudroiement prouve-t-il un dommage ?
Non. Il évalue la probabilité qu’un impact ait touché le site à une date donnée. L’état des équipements doit être constaté par une expertise sur place.
Sources
- IEC 62305-2:2024 : protection contre la foudre, évaluation du risque (présentation officielle IEC).
- IEC 62858 : densité de foudroiement fondée sur les systèmes de localisation de la foudre, principes généraux.
- LPS Strike Radar : présentation du service et des livrables.