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Superficie protégée à ce jour par les solutions LPS France® à travers le monde

À l’été 2026, les feux de Paradise et de Hagen, dans la forêt nationale d’Umatilla en Oregon, ont rappelé une réalité qui dépasse largement l’ouest des États-Unis : la foudre peut déclencher un sinistre à des dizaines de kilomètres des équipes d’intervention et fragiliser, en quelques heures, des services essentiels. Les départs de feu attribués à des éclairs le 16 juillet ont ensuite progressé dans un contexte sec et venteux. Au 20 août, le Hagen Fire couvrait 58 153 acres et le Paradise Fire 6 129 acres, soit plus de 64 000 acres au total.

Dans les régions exposées aux incendies, l’enjeu ne consiste donc pas seulement à protéger un bâtiment. Il faut aussi maintenir l’accès à l’eau, les télécommunications, les postes électriques, les installations de pompage et les centres opérationnels. Ainsi, une stratégie associant protection contre la foudre, alerte météo en temps réel, surveillance et continuité d’activité devient un élément concret de résilience des infrastructures critiques.

Oregon : ce que révèlent les incendies d’Umatilla

Selon OregonLive, la foudre a déclenché les incendies Paradise, Hagen et Horse Ridge dans la forêt nationale d’Umatilla le 16 juillet 2026. Le 20 août, Hagen avait atteint 58 153 acres et Paradise 6 129 acres. Ces chiffres montrent comment plusieurs départs de feu, initialement séparés, peuvent mobiliser durablement les ressources locales.

Par ailleurs, les informations rapportées indiquent que des infrastructures de captage d’eau étaient menacées et que des évacuations ont été engagées. Des drones ont aussi été employés pour localiser des points chauds par imagerie thermique. Cette combinaison — feu, accès difficile, évacuations et dépendance aux réseaux techniques — est représentative des risques auxquels font face de nombreux territoires, des zones montagneuses d’Amérique du Nord aux régions méditerranéennes, africaines ou sud-américaines.

Il ne faut pas confondre l’origine du feu et tous ses effets. Un impact de foudre peut initier la combustion ; ensuite, la fumée, la chaleur et les interruptions de réseau créent d’autres vulnérabilités. C’est pourquoi les plans de protection doivent relier la sûreté électrique du site à son plan de crise et à ses procédures de reprise.

Qu’est-ce que la foudre sèche et pourquoi est-elle si dangereuse ?

La foudre sèche est une décharge électrique produite par un orage dont les précipitations s’évaporent en grande partie avant d’atteindre le sol. Elle peut donc frapper une végétation très desséchée sans que la pluie au sol réduise le risque d’inflammation. En météorologie, l’évaporation des précipitations sous la base nuageuse est souvent appelée virga.

Ce mécanisme devient particulièrement préoccupant lorsque plusieurs impacts se produisent sur un territoire vaste et peu accessible. En effet, certains départs peuvent rester discrets pendant des heures, voire se développer dans des zones où les premiers intervenants ne peuvent pas se rendre immédiatement. Les relevés aériens, les drones thermiques et la détection de la foudre aident alors à hiérarchiser les vérifications.

Pour dimensionner une installation, la densité de foudroiement au sol, Ng, reste une donnée utile dans l’approche de risque de l’IEC 62305. Ng ne décrit toutefois pas à elle seule le risque d’incendie : l’exposition du site, les matériaux environnants, les voies d’accès, la disponibilité des secours et la criticité du service doivent également être examinés.

Comment protéger les infrastructures critiques contre la foudre sèche ?

La réponse directe est d’associer une analyse de risque propre au site, une protection extérieure et intérieure coordonnée, une mise à la terre maîtrisée et une capacité d’alerte opérationnelle. Autrement dit, un seul équipement ne remplace ni la conception globale ni les procédures de terrain. L’IEC 62305 fournit un cadre international pour structurer cette démarche.

Premièrement, l’analyse de risque doit identifier les conséquences plausibles d’une indisponibilité : perte d’eau potable, rupture des communications, arrêt d’un poste de commande ou exposition des personnels. Ensuite, elle doit tenir compte des bâtiments annexes, des liaisons électriques et de données, des réservoirs, des clôtures et des équipements implantés à l’extérieur. Ce périmètre élargi évite de sécuriser le local technique tout en laissant vulnérable une dépendance essentielle.

  1. Évaluer et prioriser : cartographier les actifs critiques, leurs dépendances et leurs conditions d’accès pendant un feu ou un orage.
  2. Intercepter et conduire la foudre : concevoir, lorsque l’analyse le requiert, un système de protection extérieure avec PDA, conducteurs de descente et liaisons équipotentielles adaptés au site.
  3. Évacuer l’énergie vers le sol : vérifier la continuité et la conception de la mise à la terre, notamment dans les sols secs ou rocheux.
  4. Limiter les surtensions : coordonner les parafoudres sur les arrivées d’énergie et les lignes sensibles afin de protéger les automatismes et les communications.
  5. Maintenir et documenter : planifier les inspections, consigner les interventions et suivre les actions correctives.

Concrètement, un PDA ne se choisit pas isolément : son intégration doit être cohérente avec les conducteurs, l’équipotentialité et la terre. De plus, les coffrets de télémesure, capteurs, radios et automates nécessitent une protection contre les surtensions adaptée à leurs réseaux. La qualité de la mise à la terre influence directement le comportement de l’ensemble.

Alerter tôt : de la détection de la foudre à la décision de terrain

La protection physique diminue les conséquences d’un impact ; elle ne prévient pas l’arrivée d’un orage. C’est pourquoi les responsables de sites isolés ont besoin d’une information exploitable avant, pendant et après l’épisode électrique. Dans le cas de l’Oregon, l’usage de drones pour repérer des points chauds illustre l’importance d’observer rapidement les zones potentiellement touchées.

Sky Sentinel fournit des alertes météo en temps réel, utiles pour aider les équipes à déclencher un protocole de mise en sécurité, reporter une intervention en hauteur ou organiser une ronde après l’orage. À l’inverse, Strike Radar enregistre les données de foudre : ces informations peuvent appuyer l’analyse a posteriori, la documentation d’un événement et la priorisation des contrôles. Ces deux fonctions sont complémentaires et ne doivent pas être confondues.

Cette chaîne de décision doit rester simple, même sous pression. Par conséquent, les alertes ne valent que si elles sont associées à des rôles, des moyens de communication de secours et une liste d’actions préétablie. Les solutions connectées peuvent ainsi contribuer à rendre l’information disponible au bon moment pour les équipes concernées.

Climat, sécheresse et foudre : un risque à suivre dans la durée

Un épisode de foudre sèche résulte de conditions locales précises : instabilité atmosphérique, humidité à différentes altitudes, base nuageuse élevée, chaleur et sécheresse des combustibles. Il serait donc imprudent d’attribuer un incendie particulier à une seule cause climatique générale. Néanmoins, lorsque des périodes chaudes et sèches se prolongent, les conséquences potentielles de chaque impact augmentent.

Les grands modes de variabilité climatique, comme El Niño, peuvent modifier les régimes de précipitations et l’activité convective selon les régions et les saisons. Ils constituent un facteur amplificateur possible de l’activité orageuse dans certains contextes, mais pas une explication automatique. Ainsi, les exploitants doivent combiner les prévisions locales, l’état réel de la végétation et les données de foudre plutôt que se fier à un indicateur unique.

Enfin, la résilience se construit aussi par la traçabilité. Une fois l’installation protégée et les procédures définies, LPS Manager aide à organiser le suivi des installations, des contrôles, des rapports kérauniques et des certificats de foudroiement accessibles via Strike Radar. Cette vision documentaire soutient les décisions de maintenance, particulièrement quand les équipes gèrent plusieurs sites dispersés.

À retenir pour les sites exposés aux incendies

Les feux d’Umatilla montrent que la foudre peut menacer simultanément les milieux naturels et les infrastructures dont dépendent les populations. La foudre sèche est particulièrement dangereuse car les précipitations peuvent ne pas atteindre le sol alors que les impacts se multiplient. En conséquence, protéger un site critique exige de combiner l’approche IEC 62305, PDA, équipotentialité, mise à la terre, parafoudres et procédures d’alerte.

De plus, les alertes en temps réel de Sky Sentinel et l’enregistrement des événements par Strike Radar permettent d’organiser les décisions, les inspections et le retour d’expérience. Une gestion suivie dans LPS Manager complète cette démarche en rendant les actions de maintenance et les documents plus accessibles. Pour un site exposé, la bonne question n’est donc pas seulement « un impact est-il possible ? », mais « sommes-nous prêts à conserver un service essentiel après cet impact ? »