Chaque éclair qui zèbre le ciel libère une énergie phénoménale, capable de pulvériser ce qu'il touche. Face à cette force brute de la nature, il faut voir le paratonnerre non pas comme un bouclier qui repousse l'assaut, mais plutôt comme un guide agile et stratégique. Son véritable rôle, c'est d'offrir un chemin de moindre résistance, une sorte d'autoroute sécurisée pour que l'énergie dévastatrice de la foudre soit canalisée et dispersée sans danger dans la terre. C'est ce qui protège le bâtiment, ses équipements, et bien sûr, les personnes à l'intérieur.
À quoi sert vraiment un paratonnerre ?
Le paratonnerre, c'est la pointe de l'iceberg, la partie visible d'un système de protection foudre (SPF) bien plus complexe. Il faut tordre le cou à une idée reçue : il n'empêche pas la foudre de tomber, ni ne la "repousse". Au contraire, son travail est de l'attirer à lui, de l'intercepter de façon contrôlée avant qu'elle ne frappe un point sensible du bâtiment.
Pour saisir l'enjeu, les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2022, le réseau Météorage a comptabilisé pas moins de 566 706 impacts de foudre rien qu'en France. Chaque année, la foudre fait une centaine de blessés et une dizaine de morts. Et ce n'est pas tout : sans protection adéquate, une centaine de maisons individuelles ont été touchées de plein fouet en 2022, et 10 clochers d'église ont été détruits, une perte sèche pour notre patrimoine. Pour creuser le sujet, les statistiques sur les risques liés à la foudre en France sont assez éloquentes.
Pourquoi se protéger est devenu non-négociable
Loin d'être un simple gadget, un système de protection contre la foudre est une assurance-vie pour de nombreux bâtiments. Un impact direct non maîtrisé, c'est la porte ouverte à des scénarios catastrophes.
- Risque d'incendie : Le courant électrique d'un éclair est si intense qu'il peut instantanément enflammer les matériaux de construction, déclenchant des incendies fulgurants.
- Dégâts structurels : L'onde de choc peut faire littéralement éclater le béton, la brique ou le bois, menaçant la stabilité même de la construction.
- Équipements grillés : Les surtensions qui se propagent dans les réseaux électriques et de communication peuvent anéantir en une fraction de seconde tous les appareils électroniques connectés.
Un système de protection foudre bien pensé et correctement installé, comme ceux que nous concevons chez LPS France, est aujourd'hui la seule réponse fiable face à ce risque. Il transforme une menace imprévisible en un événement géré, garantissant la sécurité des personnes et la continuité des activités.
Dans les lignes qui suivent, nous allons décortiquer le fonctionnement de ces systèmes, en partant des principes physiques de base pour aller jusqu'aux technologies de pointe. L'objectif : vous donner toutes les clés pour comprendre et mettre en place une protection vraiment efficace.
La science derrière la capture de la foudre
Pour bien comprendre comment un paratonnerre fonctionne, il faut visualiser une véritable course contre la montre qui se déroule dans le ciel orageux. Le paratonnerre n'attend pas passivement l'impact ; il intercepte activement la foudre en se basant sur des principes de physique bien précis. Tout part du nuage, où une charge électrique monumentale s'accumule.
Lorsque cette tension atteint un point de rupture, le nuage libère ce qu'on appelle un « traceur descendant ». Imaginez un canal d'air ionisé, presque invisible, qui descend par à-coups vers le sol. Il cherche instinctivement le chemin le plus court et le plus conducteur pour libérer son énergie. C'est le premier participant de la course.
Pendant ce temps, au sol, le champ électrique intense provoque une réaction en chaîne. Les objets les plus saillants et conducteurs — un arbre, l'angle d'un toit ou, dans le meilleur des cas, un paratonnerre — commencent à émettre leurs propres canaux d'air ionisé vers le haut. On les appelle les « traceurs ascendants ».
Gagner la course vers le ciel
Le paratonnerre est spécifiquement conçu pour être le grand favori de cette course. Son secret ? Son emplacement stratégique sur le point le plus élevé du bâtiment et sa fabrication en matériaux hautement conducteurs. Ces atouts lui permettent de concentrer le champ électrique à sa pointe, lançant ainsi son traceur ascendant bien avant et avec plus de force que n'importe quel autre point aux alentours.
C'est à ce moment précis que tout se joue. Le traceur descendant venu du nuage rencontre le traceur ascendant émis par le paratonnerre. Un pont conducteur parfait est alors créé entre le ciel et la terre.
Cet instant de connexion est crucial. En créant ce pont avant tout le monde, le paratonnerre se désigne comme le point d'impact volontaire et contrôlé. Il impose à la foudre sa trajectoire, la détournant des parties vulnérables de la structure.
Une fois ce canal établi, la décharge principale de la foudre — un courant électrique phénoménal qui peut dépasser les centaines de milliers d'ampères — l'emprunte comme une autoroute. L'énergie est interceptée en toute sécurité, mais la mission du système ne fait que commencer.
Le processus se déroule en trois temps : l'interception, la canalisation et la dispersion de l'énergie dans le sol.

Ce schéma illustre parfaitement comment le paratonnerre assure une protection de bout en bout, de la capture de l'éclair à sa neutralisation dans la terre. Un parcours vital pour la sécurité.
Du point d'impact à la mise à la terre
Attirer la foudre n'est que la première partie du travail. Il faut ensuite acheminer cette énergie colossale vers le sol sans qu'elle n'endommage quoi que ce soit en chemin. C'est là qu'interviennent les conducteurs de descente et le système de mise à la terre, qui agissent un peu comme le système circulatoire de l'installation.
L'ensemble du dispositif garantit que le courant électrique ne s'écarte jamais de sa voie, sans jamais traverser la structure du bâtiment. Il reste confiné dans ce réseau conducteur externe, depuis la pointe de capture jusqu'à sa dissipation finale dans le sol. C'est cette maîtrise totale du parcours de la foudre qui protège le bâtiment et ses occupants. Le paratonnerre est bien plus qu'une simple tige : c'est le chef d'orchestre d'un système de protection intelligent et complet.
Comment fonctionne un système de protection contre la foudre ?

Le paratonnerre, cette pointe métallique que l'on voit fièrement dressée sur les toits, n'est en réalité que la partie visible d'un dispositif bien plus complexe. C'est le chef d'orchestre d'un écosystème complet et interdépendant : le Système de Protection Foudre (SPF).
Penser qu'un simple paratonnerre suffit, c'est un peu comme croire qu'un seul pompier peut éteindre un incendie de forêt. Pour être efficace, il doit faire partie d'une chaîne parfaitement coordonnée. Omettre un seul maillon, c'est laisser une porte grande ouverte à l'énergie destructrice de l'éclair.
Ce système est conçu pour offrir un chemin contrôlé et sécurisé à la foudre, depuis son point d'impact dans le ciel jusqu'à sa dispersion inoffensive dans le sol.
Les 3 piliers d'un système de protection foudre
Pour visualiser comment tout cela fonctionne, il faut décomposer le système en ses trois composantes vitales. Chacune a un rôle bien précis, et c'est leur synergie qui assure la sécurité d'un bâtiment.
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Le dispositif de capture : C’est le fameux paratonnerre. Sa mission est simple mais cruciale : servir de point d'impact préférentiel. Il intercepte la foudre avant qu'elle ne frappe une autre partie de la structure, agissant comme un appât stratégique.
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Les conducteurs de descente : Une fois la foudre capturée, son courant colossal — qui peut atteindre des centaines de milliers d'ampères — doit être transporté. Les conducteurs de descente sont les artères du système. Ils guident cette énergie le long des murs extérieurs, loin des éléments sensibles du bâtiment.
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La prise de terre : C'est le terminus du voyage. Ce réseau de conducteurs enterrés profondément dans le sol disperse l'énorme charge électrique sur une large surface, la neutralisant ainsi en toute sécurité. Une prise de terre mal conçue est la pire faille d'un système : le courant pourrait "refouler" et causer des dégâts immenses.
Pour une vue d'ensemble, voici un résumé du rôle de chaque composant.
Les 3 piliers d'un système de protection foudre
Ce tableau synthétise le rôle de chaque élément clé d'un système de protection foudre pour une compréhension rapide.
| Composant | Fonction principale | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Dispositif de capture | Intercepter l'éclair en créant un point d'impact préférentiel. | Le positionnement et la hauteur sont critiques pour couvrir toute la zone. |
| Conducteurs de descente | Acheminer le courant de la foudre du toit vers le sol en toute sécurité. | Le trajet doit être le plus direct possible, sans coudes serrés ni boucles. |
| Prise de terre | Dissiper le courant de foudre dans le sol pour le neutraliser. | La résistance de la prise de terre doit être la plus faible possible. |
Chaque pilier est donc indispensable pour garantir que le parcours de la foudre reste sous contrôle.
Un Système de Protection Foudre ne bloque pas l’énergie, il la guide. Si le chemin est rompu à un seul endroit — un conducteur de descente mal fixé ou une prise de terre défaillante — le courant cherchera une autre voie. Souvent, ce sera à travers la structure même du bâtiment, avec des conséquences désastreuses.
L’efficacité de ces systèmes est le fruit de décennies de recherche, notamment sur des sites d’expérimentation comme celui de Saint-Privat-d’Allier en Haute-Loire. Ces travaux ont permis d’affiner les modèles pour mieux canaliser l’énergie vers des prises de terre optimisées, une expertise que LPS France applique rigoureusement au quotidien.
La menace invisible : les surtensions
La protection ne s’arrête pas à l’impact direct. Un éclair tombant même à plusieurs centaines de mètres génère une impulsion électromagnétique (IEM) dévastatrice. C’est une onde de choc qui se propage dans le sol et les réseaux, induisant des surtensions dans toutes les lignes conductrices : câbles électriques, téléphoniques, antennes…
Ces pics de tension, aussi brefs que violents, sont la cause numéro un de la destruction des équipements électroniques. Ils agissent comme un tsunami électrique qui grille instantanément les circuits. Pour une entreprise, cela peut signifier une perte de données, des arrêts de production et des coûts de remplacement exorbitants.
Pour parer à cette menace indirecte, un SPF complet doit absolument intégrer des parafoudres.
Le parafoudre, c’est un peu le garde du corps de vos installations électriques. Installé sur vos tableaux, il reste dormant en temps normal. Mais dès qu’il détecte une surtension, il réagit en une nanoseconde pour dévier cet excès d’énergie vers la terre, protégeant tout ce qui est branché en aval. Pour approfondir le sujet, n’hésitez pas à consulter notre guide sur les composants d’un système de protection foudre.
En bref, la protection foudre est une stratégie à deux niveaux : le système externe gère l’impact direct, tandis que les parafoudres internes neutralisent les effets indirects. L’un ne va pas sans l’autre pour une sécurité vraiment complète.
Choisir entre paratonnerre Franklin et paratonnerre PDA
Quand vient le moment de choisir le bon dispositif de capture pour un système de protection foudre (SPF), on se retrouve face à deux grandes philosophies. Chacune a ses propres forces et répond à des besoins bien précis. D’un côté, on a l’approche traditionnelle, éprouvée par les siècles. De l’autre, une technologie plus récente et dynamique qui cherche à anticiper la foudre pour mieux la maîtriser.
Ce n’est pas un choix à prendre à la légère. La décision dépend de la taille de votre site, de la complexité du bâtiment, du niveau de sécurité exigé et même des contraintes d’installation. Comprendre ce qui les différencie est donc la première étape pour concevoir une protection qui soit vraiment efficace.
Le principe passif du paratonnerre Franklin
Le paratonnerre Franklin, qu’on appelle aussi tige simple, est l’héritier direct des intuitions géniales de Benjamin Franklin au 18e siècle. Son fonctionnement est ce qu’on qualifie de « passif ». Concrètement, il reste inerte jusqu’au tout dernier moment, quand le champ électrique de l’orage atteint son paroxysme juste avant l’impact.
C’est à cet instant critique que sa forme pointue et son emplacement en hauteur jouent leur rôle. Il concentre les charges électriques et finit par émettre un traceur qui monte à la rencontre de la foudre. Il devient ainsi un point d’impact préférentiel, mais sans jamais prendre l’initiative. Son rayon de protection est donc assez limité, suivant un modèle géométrique simple souvent visualisé comme un cône partant de sa pointe.
Pour protéger de grandes surfaces, comme un entrepôt ou un bâtiment public étendu, il faut donc multiplier les points de capture. On parle alors de la méthode de la cage maillée, qui consiste à quadriller le toit avec des conducteurs, le tout relié à plusieurs descentes vers la terre.
La grande force du paratonnerre Franklin, c’est sa simplicité. Pas d’électronique, pas de pièce mobile, juste des principes physiques fondamentaux. C’est une solution incroyablement robuste et durable, parfaite pour des structures simples comme un clocher d’église ou une petite maison où une protection très localisée suffit.
Malgré sa fiabilité, cette méthode peut vite devenir complexe et onéreuse sur des bâtiments modernes ou des sites industriels. Multiplier les descentes le long des façades peut aussi poser des problèmes, tant sur le plan esthétique que technique.
L’approche active du Paratonnerre à Dispositif d’Amorçage (PDA)
À l’opposé, on trouve le Paratonnerre à Dispositif d’Amorçage (PDA), aussi connu sous l’acronyme anglais ESE (Early Streamer Emission). Cette technologie, qui est au cœur de notre métier chez LPS France, prend le parti d’une approche « active ». Le PDA n’attend pas passivement que la foudre décide de sa trajectoire.
Son système est conçu pour détecter l’approche du traceur descendant qui vient du nuage. Bien avant que n’importe quel autre point haut du bâtiment ne puisse réagir, le PDA utilise l’énergie du champ électrique ambiant pour générer son propre traceur ascendant, de manière précoce et puissante. En quelque sorte, il prend une longueur d’avance décisive dans la course vers le ciel.
Cette anticipation lui permet d’établir un point d’impact privilégié avec une efficacité redoutable, ce qui se traduit par un rayon de protection bien plus grand que celui d’une tige simple. Ce fonctionnement est strictement encadré par des normes, notamment la norme française NF C 17-102 dans sa version de 2011. Les PDA que nous concevons et fabriquons sont précisément calibrés pour générer cet amorçage précoce et ainsi étendre la zone de sécurité.
Comparatif technique entre Franklin et PDA
Le choix final entre ces deux technologies doit toujours s’appuyer sur une analyse de risque foudre sérieuse et adaptée à votre site. Pour vous aider à y voir plus clair, voici un tableau qui résume leurs différences clés.
Ce tableau compare les caractéristiques, avantages et applications typiques des deux principales technologies de paratonnerres.
| Critère | Paratonnerre Franklin (Tige simple) | Paratonnerre à Dispositif d'Amorçage (PDA/ESE) |
|---|---|---|
| Principe | Passif : attend l'ionisation naturelle de l'air ambiant. | Actif : génère un traceur ascendant de façon anticipée. |
| Rayon de protection | Limité, basé sur la hauteur de la tige (méthode du cône). | Étendu, calculé en fonction de son avance à l'amorçage. |
| Complexité du site | Idéal pour les structures de petite taille et de forme simple. | Très efficace pour les grands sites et les architectures complexes. |
| Installation | Peut exiger une cage maillée complète et de multiples descentes. | Un seul point de capture et un nombre réduit de descentes suffisent souvent. |
| Esthétique | Potentiellement plus impactant visuellement à cause du maillage. | Plus discret, car souvent un seul dispositif est nécessaire. |
Pour conclure, si le paratonnerre Franklin reste une solution éprouvée et pertinente pour des besoins ciblés, le PDA s’impose comme une protection optimisée pour la grande majorité des infrastructures modernes. Sa capacité à couvrir de vastes surfaces avec une installation plus légère en fait une solution souvent plus pragmatique et économique pour les sites industriels, les bâtiments tertiaires ou le patrimoine bâti complexe. Vous pouvez explorer en détail les avantages des paratonnerres avec dispositif d’amorçage (PDA/ESE) dans notre article dédié.
Normes et maintenance : les clés d’une protection qui dure
Poser un système de protection foudre, c’est bien. S’assurer qu’il reste efficace année après année, c’est encore mieux. En réalité, l’installation n’est que la première étape. Pour qu’un paratonnerre et tout son réseau de protection jouent leur rôle sans faillir, deux piliers sont absolument essentiels : le respect scrupuleux des normes et une maintenance rigoureuse. Sans cela, même le meilleur des systèmes finit par n’être qu’un bout de métal décoratif sur un toit.
La conformité aux normes n’est pas juste une question de paperasse. C’est le socle qui garantit qu’un système est fiable. Chaque élément, de la pointe du paratonnerre jusqu’à la dernière connexion dans le sol, a été pensé, testé et installé selon des règles de l’art, fruit de décennies d’expérience sur le terrain.
L’importance capitale des normes de protection
Pour les Paratonnerres à Dispositif d’Amorçage (PDA), la bible du secteur est la norme NF C 17-102, en particulier sa version de 2011. Ce texte définit tout : la conception, les calculs de rayon de protection, les règles d’installation. C’est ce qui assure l’efficacité réelle de ces systèmes actifs. Elle impose une méthodologie très précise qui démarre bien avant de sortir les outils.
En effet, tout projet sérieux doit commencer par une Analyse du Risque Foudre (ARF). C’est une étude technique approfondie qui passe le site au peigne fin :
- Où se trouve le bâtiment et quel est le niveau de foudroiement dans la région ?
- Quelles sont ses caractéristiques (hauteur, matériaux, usage) ?
- Que protège-t-on à l’intérieur (serveurs, machines coûteuses, matières inflammables) ?
- Quelles seraient les conséquences d’un impact direct (risques humains, pertes financières, arrêt d’activité) ?
C’est seulement après cette analyse que l’on peut définir le niveau de protection nécessaire et concevoir un système sur mesure, qui colle parfaitement à la menace, sans dépenser un euro de trop ni laisser de faille dans la cuirasse.
La maintenance : bien plus qu’une recommandation, une obligation
Une fois en place, un système de protection foudre vit. Il subit les assauts du temps : la corrosion, le vent, les cycles de gel et de dégel, et bien sûr, les impacts de foudre pour lesquels il a été conçu. Chaque coup de foudre, même parfaitement maîtrisé, met les composants à rude épreuve et peut, à la longue, les fragiliser.
Ne nous y trompons pas : la maintenance périodique n’est pas une simple option. C’est une obligation réglementaire et une nécessité technique. Un système qui n’est pas vérifié régulièrement est un système dont on ne peut plus garantir l’efficacité.
Lors d’une visite de contrôle, on ne se contente pas d’un coup d’œil. On vérifie la continuité électrique, on mesure la résistance de la prise de terre, on s’assure que les connexions n’ont pas bougé. Un point crucial est la prise de terre : si sa valeur se dégrade, c’est une bombe à retardement. L’énergie de la foudre ne pourrait plus s’écouler correctement vers le sol, avec des conséquences potentiellement désastreuses.
De la maintenance subie à une gestion proactive de la sécurité
La méthode classique, c’est de planifier une visite de maintenance à intervalle régulier. Mais cette approche a ses limites. Un défaut peut très bien apparaître le lendemain d’une inspection, laissant le bâtiment exposé jusqu’au prochain contrôle. C’est là que les technologies d’aujourd’hui viennent changer les règles du jeu.
Des innovations comme le compteur de coups de foudre connecté Contact@ir® de LPS France nous font entrer dans une nouvelle ère. Ce n’est pas un simple compteur. C’est un véritable mouchard qui surveille l’état de santé du système en continu et envoie des informations en temps réel. Grâce à cette vigilance 24/7, on passe d’une maintenance réactive à une gestion proactive.
Plutôt que d’attendre la visite annuelle, le responsable du site est alerté instantanément si un impact de foudre survient ou si une anomalie est détectée. On peut alors déclencher une vérification ciblée, au moment où c’est vraiment utile. Le résultat ? Une protection qui reste toujours opérationnelle et une tranquillité d’esprit totale. Pour voir concrètement comment ça marche, jetez un œil à la vidéo sur la chaîne YouTube de LPS CEMASO.
Mettre en place votre solution de protection foudre
Protéger un site contre la foudre, ce n’est pas juste installer un paratonnerre et espérer que ça suffise. C’est une démarche logique et complète, pensée pour durer. Chaque étape, de la première analyse jusqu’à l’entretien régulier, est décisive pour garantir une sécurité sans faille. L’idée est de construire une solution sur mesure, qui colle parfaitement aux risques propres à votre site, qu’il s’agisse d’un complexe industriel ou d’un simple immeuble de bureaux.
Tout commence par une étape non négociable : l’Analyse du Risque Foudre (ARF). Voyez ça comme le diagnostic complet de votre installation. Cette étude technique poussée va évaluer l’exposition de votre site au risque, la nature de vos activités, la sensibilité de vos équipements critiques… C’est elle qui va déterminer le niveau de protection nécessaire et qui servira de fondation à toute votre stratégie.
Définir la technologie et la conception
Une fois l’ARF sur la table et vos besoins bien cernés, il faut choisir la bonne technologie de capture. Vous avez le choix entre un système passif, comme les traditionnelles pointes Franklin ou une cage maillée, idéal pour des zones très précises. Ou alors, vous pouvez opter pour une solution active, tel que le Paratonnerre à Dispositif d’Amorçage (PDA), parfait pour couvrir une large surface de manière optimisée. Ce choix va conditionner toute l’architecture de votre système de protection.
C’est là qu’intervient la phase de conception, un moment clé où l’on va définir concrètement :
- L’emplacement exact du ou des paratonnerres pour une couverture totale et sans angle mort.
- Le chemin le plus court et le plus sûr pour les conducteurs de descente qui achemineront le courant.
- La structure du réseau de mise à la terre, essentielle pour disperser efficacement l’énergie dans le sol.
La conception, ce n’est pas juste un plan sur papier. C’est la traduction concrète de vos impératifs de sécurité en une installation fonctionnelle. Seule une installation pensée et réalisée par des professionnels qualifiés, dans le respect des normes, peut vous assurer une protection efficace dans la durée.
Choisir un partenaire, pas seulement un fournisseur
La protection foudre, c’est bien plus qu’une simple transaction commerciale. C’est un engagement sur le long terme. C’est pour cette raison que chez LPS France, nous ne nous voyons pas comme de simples fournisseurs, mais comme de véritables partenaires. Nous sommes à vos côtés à chaque instant : de l’étude de risque initiale jusqu’à la maintenance prédictive de vos installations. L’objectif est simple : construire ensemble une stratégie globale pour maîtriser ce risque.
Pour y parvenir, nous avons développé un ensemble de solutions et de services conçus pour protéger vos infrastructures et assurer la tranquillité d’esprit de vos équipes.
- Des outils de gestion puissants : Notre plateforme LPS Manager vous offre une vue centralisée pour piloter et suivre l’ensemble de votre parc de protection foudre.
- Une expertise accessible : Avec les formations de la LPS Academy, vos équipes peuvent gagner en autonomie et mieux comprendre les enjeux liés à la foudre.
- Un accompagnement humain : Nos équipes techniques et commerciales sont là pour vous écouter, analyser vos défis et trouver, avec vous, la solution qui fait sens.
Protéger votre site est une responsabilité que nous partageons. N’attendez pas qu’il soit trop tard : contactez nos experts dès aujourd’hui pour réaliser votre diagnostic et bâtir ensemble une protection à la hauteur de vos enjeux.
Les questions que tout le monde se pose sur les paratonnerres
Même avec toutes les explications techniques, des questions très pratiques et quelques idées reçues tenaces subsistent souvent. C’est tout à fait normal. Chez LPS France, nous répondons à ces interrogations tous les jours, alors profitons-en pour mettre les choses au clair.
Le paratonnerre va-t-il attirer la foudre sur ma maison ?
Voilà le mythe le plus courant ! Et la réponse est un non catégorique. Un paratonnerre ne crée pas la foudre et n’incite pas un éclair qui passait par là à changer de direction pour frapper votre toit. Il n’a tout simplement pas ce pouvoir.
Son rôle est bien plus malin : si un éclair se forme et que sa trajectoire le dirige déjà vers votre zone, le paratonnerre se présente comme le chemin le plus facile et le plus direct vers la terre. En quelque sorte, il lui dit : « Passe par ici, c’est plus simple et sécurisé ». Il intercepte et canalise une décharge qui, sans lui, aurait pu frapper n’importe où – la cheminée, une antenne, ou un arbre à côté – avec des résultats potentiellement catastrophiques.
Comment savoir si mon bâtiment est vraiment une cible ?
Le risque zéro n’existe pas, mais certains facteurs augmentent clairement la probabilité d’un impact. Votre bâtiment est plus exposé si :
- Il est isolé ou en hauteur : une maison au sommet d’une colline, un entrepôt seul en rase campagne… ce sont des cibles naturelles.
- De grands arbres se trouvent à proximité : un arbre élevé peut attirer la foudre, et des arcs électriques secondaires (éclairs latéraux) peuvent facilement sauter sur les bâtiments voisins.
- L’équipement à l’intérieur est précieux ou sensible : pensez à vos serveurs informatiques, à une chaîne de production automatisée ou même à votre installation domotique. Un impact, même indirect, peut coûter une fortune en réparations et en pertes d’exploitation.
Pour en avoir le cœur net, il n’y a qu’une seule méthode fiable : l’Analyse du Risque Foudre (ARF). C’est une étude technique poussée qui évalue tous les paramètres pour déterminer objectivement votre niveau de risque et le type de protection adapté, si protection il doit y avoir.
Est-ce qu’une installation va ruiner l’esthétique de mon bâtiment ?
C’est une crainte tout à fait légitime, surtout quand on parle d’un monument historique, d’une maison d’architecte ou simplement d’une façade à laquelle on tient. Rassurez-vous, les systèmes d’aujourd’hui sont pensés pour la discrétion. Les conducteurs peuvent épouser les lignes du bâtiment, comme les arêtes du toit ou les descentes de gouttières. Ils sont même disponibles en plusieurs teintes pour se fondre dans la couleur du support.
La technologie des paratonnerres à dispositif d’amorçage (PDA) est un atout majeur sur ce point. Comme un seul paratonnerre peut protéger une très grande surface, on limite drastiquement le nombre de câbles de descente visibles, contrairement à une cage maillée à l’ancienne. L’objectif est simple : une protection maximale pour un impact visuel minimal. Pour voir à quoi ressemblent des installations concrètes, la chaîne YouTube de LPS CEMASO est une mine d’exemples.
La protection contre la foudre est une affaire de spécialistes où le hasard n’a pas sa place. Chaque bâtiment est unique, chaque environnement a ses spécificités. Pour une évaluation sérieuse de vos besoins et la conception d’un système qui vous protégera efficacement et durablement, l’expertise de LPS France est à votre service. Visitez notre site pour découvrir nos solutions et contacter nos spécialistes.